Mes menstrues & les tabous autour

Je vous avais déjà parlé de mes chères menstrues il y a quelques temps, pour vous conter mon expérience de la cup et des solutions lavables que je venais d’adopter.
Aujourd’hui, j’ai envie d’aborder la question sous un angle plus large : celui du tabou.

Copyright : The Vulva Gallery

Parce que passer aux solutions durables m’a permis de (re)questionner mon rapport avec mon intimité, mon vagin et mon sang. Et de questionner aussi celui de mon entourage proche, avec qui il m’arrive de partager l’intimité et le quotidien de mes règles, bien différent de l’époque où la poubelle servait de « cache-misère » et évitait toute confrontation avec la réalité.

Et puis aussi parce que les tabous c’est relou – et comme on va le voir ça permet aux industriels d’aller très loin – et qu’il faut en venir à bout. La parole libère.

Des règles 0 déchet : pour ma santé et celle de la planète

Copyright : Louison

La première raison qui m’a poussée à me lancer dans l’aventure des protections périodiques lavables et réutilisables était évidemment de réduire mes déchets. C’est d’ailleurs une des premières choses que j’ai mis en place dans ma transition. Et une des plus visibles. La poubelle de la salle de bain diminue drastiquement et immédiatement. Logique quand on sait les quantités de produits emballés utilisés quelques jours voire une semaine chaque mois !

Ca tombait plus ou moins au même moment que le scandale autour du SCT (syndrome du choc toxique) : ce qui me conforta dans mon choix puisque je préservais aussi ma santé.

Je n’étais pas au bout de mes peines puisque j’ai appris, grâce à l’excellent documentaire « Tampon, notre ennemi intime », la vérité sur la composition des tampons (et autres solutions jetables) et le risque cancérigène avéré de certains de leurs composants.

Cellulose (produit chimique), dioxine de chlore (cancérigène reconnu), glyphosate (ça vous dit surement quelque chose, on le trouve dans le round-up !!) et bien d’autres produits toxiques trop nombreux pour être tous identifiés se trouvent dans les tampons que nous, adolescentes et femmes, achetons en grande surface, sans nous douter de quoi que ce soit. Nous sommes donc exposées à des risques de choc toxique et de cancer sans en être informées !

Car non, communiquer sur la composition des protections périodiques n’est pas obligatoire : c’est la liberté absolue pour les industriels sur un marché qui pèse des milliards. Même l’Europe fait l’autruche sur ces questions et leur laisse le champ libre.

Le tabou : le socle stratégique des industriels

Comment cela est-il possible ? Pourquoi ne nous inquiétons-nous pas de la composition de tels produits, pourtant en contact direct avec une zone si intime, si fragile et si précieuse de notre anatomie ?
Chris Borel, enseignante sur les ‘études de la condition féminine’ à l’Université de Boston a la réponse à cette question:  la stigmatisation.

Quel est le carcan de la féminité ? C’est de savoir se contenir, être disciplinée, sous contrôle (aussi bien de nos cheveux, que de notre pilosité, et même de l’espace que nous prenons – en croisant nos jambes pour se faire petites -).

La stigmatisation revient donc à dire qu’une femme est sale quand elle a ses règles. Ainsi le tampon permet de se plier aux normes de la féminité en s’affichant propre et saine. Par conséquent, le tampon est la meilleure protection puisqu’il cache le sang, même auprès des femmes elles-même.

Aussi triste et étonnant que cela puisse paraître, rendre les règles tabous facilitent donc le travail aux industriels qui vendent des produits sans aucune transparence sur leur composition, en comptant sur la complicité implicite des consommatrices. Trop obsédées par le fait de cacher leurs règles, elles sont moins vigilantes sur les questions concernant leur propre santé.

Les solutions 0 déchet : pour une relation plus libre avec son corps

Arrêter les tampons et autres protège-slips à usage unique m’a permis de prendre conscience du tabou que j’entretenais avec mes propres règles. Je ne les voyais pas et ne voulais pas les voir. Et c’est vrai, je ne m’étais jamais posé la question de la composition de ces protections intimes, alors même que je décortiquais de plus en plus les étiquettes de mes produits cosmétiques ou alimentaires. Cela venait-il du tabou autour ? Surement.

« Grand bien vous fasse » a récemment dédiée une émission à cette question : « Les règles, dernier tabou ».  Une des intervenantes y compare le tampon au sachet de coke. Celui qu’on cache dans le fond de son sac et qu’on se passe le plus discrètement possible, à l’abris des regards. Il ne faut pas qu’il soit vu. On cache ses règles comme si c’était une honte, voire criminel !

Aujourd’hui, je regarde mon sang dans les yeux et je prends davantage conscience de mes humeurs et de mon énergie en fonction de là où je me situe dans mon cycle. J’apprends à me connaître en quelque sorte.

LES SOLUTIONS 0 DÉCHET : pour plus de confort et moins de gêne

Quand la chouette marque française de protections périodiques lavables « Dans Ma Culotte » m’a proposée de tester un de leur produit, j’ai osé choisir la serviette de jour.

Je dis ‘oser’ car il y a encore quelques temps, je n’aurais jamais porté une serviette autrement que de nuit (et encore). Connotée comme sale, odorante et pas sexy, je n’assumais pas l’idée d’en porter moi-même (alors qu’à l’époque où je portais encore des tampons, cela aurait été un vrai confort, surtout en début et fin de cycle où ils étaient douloureux pour moi).

Comme quoi la stigmatisation peut nous pousser à nous imposer de l’inconfort, voire des douleurs, seulement pour être comme la société l’attend de nous. WTF ?

Ce que je peux vous dire, c’est que je ne regrette pas, bien au contraire. Super fine, sa taille est idéale et épouse parfaitement la forme de tous mes slips. Je me sens comme dans une seconde peau, sensation plus que géniale quand nos règles nous font souffrir. J’aurais même envie de l’échanger contre les protège-slips qui eux peuvent parfois bouger et gêner, surtout quand je les porte dans des culottes moins près du corps que d’autres.

Désormais, quand j’ai la flemme de mettre ma cup et que je ne suis pas au moment où mon flux est le plus soutenu, j’arbore ma serviette de jour sans aucune appréhension et sans complexe. #victoire

J’ai mes règles, et alors ?!

On pourrait avoir tendance à vouloir continuer de cacher nos chères menstrues, mais il faut bien l’avouer, ça devient compliquer avec le zéro déchet.
En toute logique, laver mes serviettes et protège-slips les rend plus visibles auprès de mon entourage. Que je les fasse tremper dans une bassine ou sécher sur le tancarville.

Ce que finalement j’assume paisiblement en faisant passer le message simple que ça fait parti de la vie. Et même si parfois je vois que ça perturbe et qu’on me titille (coucou papa !), je pense que c’est important de désanctuariser la chose.

Aujourd’hui, j’assume mes règles* et il y a même une partie de moi qui aime le faire savoir 😉

Même Garance Doré en parle. Elle aussi ! Je trouve ça génial !

Dernièrement, j’ose même laisser ma cup (propre évidemment !) sur le rebord de la baignoire. Et je n’ai eu aucune réflexion. Peut-être qu’elle fait désormais partie du quotidien au même titre que la brosse à dents ?

Et vous alors ? ?
Les protections lavables ont-elles participé à lever les tabous avec vous même ? A la maison ? Votre regard sur vos menstrues a-t-il changé ?

| Pour aller plus loin |

- "Passion Menstrues", le blog des règles et de notre intimité.
- "Les règles, dernier tabou" , émission de France Inter 
avec la rédactrice du blog 'Passion Menstrues',Jack Parker, 
qui sort prochainement un livre sur le sujet : "Le grand
mystère des règles".
- "Tampon, notre ennemi intime" documentaire France 5.
- "Vagin connaisseur", info pertinente autour de la vulve.
- "The Vulva Gallery", célébration de la diversité des vulves.

* Je ne pouvais pas ne pas vous partager ce clip « I got that flow » qui nous vient d’Australie et qui entre dans le vif du sujet, non sans humour ! De bon matin elle m’a mis en joie. Attention, ça reste dans la tête ! Soyons fières de nos règles, à l’origine de l’humanité 😉

Discussion autour du féminisme et de l’écologie

Quelques jours après la journée internationale des droits des femmes et avant les élections françaises, alors que certains candidats veulent remettre en question les droits des femmes, le moment est bien choisi pour parler féminisme.

Quel sens cela a-t-il pour moi ? Pourquoi je trouve important d’en parler ici ? Pourquoi l’écologie et le féminisme sont liés ?

feminisme

Illustration : Clémentine du Pontavice

Parce que nous devrions tous être féministes

Et je n’ai pas dit « toutes » 😉
Aujourd’hui, ça résonne comme une évidence : nous devrions tous être féministes (ça marche aussi avec ‘écolos’ hein). Plus que jamais, parce que de toute part, dans nos pays libres, riches et modernes, les droits des femmes sont régulièrement mis à mal, tout comme l’est la préservation de l’environnement.

Aujourd’hui comme hier, être féministe c’est revendiquer l’égalité entre les femmes et les hommes. Ce qui me semble être tout à fait légitime, vous ne trouvez pas ?

Parce que c’est encore un sujet tabou

Victime d’une image négative, le mot continue de faire peur, d’être perçu de manière négative.

Et je m’en rends bien compte dans la vie de tous les jours. Quand j’expose mon point de vue ou que je parle simplement de féminisme, je perçois souvent une forme de rejet de la part de mes interlocuteurs, hommes ou femmes d’ailleurs. Un jour une amie m’a dit : « Attention Emilie, ce n’est pas en étant féministe qu’on trouve un mec ! »  L’absurdité de cette phrase m’avait laissée muette.

Mais ce malaise m’a jusqu’à maintenant trop souvent freiné à exprimer mon point de vue. Et avant d’affirmer mon féminisme, je suis passée par plusieurs étapes, que vous avez peut-être aussi connu, ou que vous traversez actuellement.

Aussi loin que je me souvienne, durant mon adolescence, je détestais le mot ‘féminisme’.
Je l’associais aux discours haineux, notamment envers les hommes, d’associations comme ‘les chiennes de Garde’.
Je me rappelle avoir été choquée par certains de leur propos, quand elles affirmaient que les femmes européennes et les femmes afghanes menaient le même combat. Nous ne sommes pas l’égal des hommes mais de là à nous comparer aux femmes afghanes, je trouvais ça très démagogiques à l’époque.
Et même si nous devons être solidaires entre femmes et que le combat de toutes les femmes me touchent, j’avais le sentiment qu’elles se servaient des causes de ces femmes pour servir leurs discours violents envers les hommes. Dans lequel je ne me retrouvais pas du tout.

A une époque, j’ai vraiment cru que le féminisme était un combat anti-homme, ce en quoi je ne me reconnaissais pas du tout, trouvant absurde la volonté de reproduire les mêmes injustices sur autrui.
Et puis comme pour toutes les causes, je me suis aperçue que différents mouvements existaient (ce qui explique d’ailleurs la difficulté d’unification au sein du féminisme, mais c’est un autre débat). Et que les médias de masse nous montraient peut-être seulement ce qu’ils voulaient bien…

Il est donc important de dire que le féminisme est avant tout synonyme d’humanité, et du droit pour toutes et tous d’être libres, d’être traité avec respect et égalité.

Le féminisme, c’est la liberté de tout le monde.

Parce que le sexisme est partout

Dans les publicités (voir le dernier scandale des affiches Yves Saint-Laurent), dans la politique, au travail, dans la rue… Le sexisme a encore de beaux jours devant lui. Et je me refuse à penser que c’est une fatalité. Je veux croire et espérer que les petites filles d’aujourd’hui seront plus en sécurité que nous ne l’avons jamais été. Et encore plus depuis que je suis la « belle-maman » de deux adorables fillettes.

Parce qu’une femme, c’est tous les jours ou presque qu’elle est confrontée au sexisme.
Depuis bientôt 15 ans que je travaille (#coupdevieux) et 3 que je suis freelance, je suis confrontée quasi quotidiennement à des remarques ou attitudes sexistes, qui j’en suis convaincue m’oblige à être plus persuasive et combattante qu’un homme. Cet article affligeant illustre d’ailleurs parfaitement mes propos.

Parce que féminisme & écologie sont liés

C’est au gré de lectures et de recherches que j’ai découvert l’écoféminisme, dans lequel j’ai totalement retrouvé ma manière d’appréhender le féminisme : comme un tout qui fait sens avec l’écologie. Françoise d’Eaubonne, femme de lettres française du XXème siècle, en est à l’origine.

Selon l’écoféminisme, la défense des droits des femmes doit aller de pair avec la défense de l’écologie, d’un autre rapport aux animaux, d’une autre manière de se nourrir.

D’après Christine Bard, auteure du « Dictionnaire des féministes, France 18e-21e siècle », cette conception est appelée à se développer.
Cela fait tellement sens que je suis convaincue qu’elle a raison. Pas vous ?

Parce que c’est inspirant… Et ça fait du bien !

Depuis que je m’intéresse de plus prêt à ces sujets, je découvre des personnalités passionnantes, inspirantes, et je suis nourrie par un enthousiasme optimiste. Car ces causes sont justes, importantes, et elles changent le monde de manière positive.
Les écouter, leur donner la parole et un espace donne de l’espoir et envie d’y croire !

Aujourd’hui, je suis accroc :

  • A la newsletter hebdo (et gratuite) des Glorieuses, pour s’inspirer sans complexer.
  • Aux podcasts de la PoudreLauren Bastide reçoit une femme exceptionnelle – artiste, intellectuelle, politique – pour une conversation intime sur son parcours et son rapport à la féminité.
  • Aux podcasts Génération XX, portraits de femmes entrepreneuses qui déchirent !
  • Au collectif Nous sommes 52. 52% de la population est féminine. Nous sommes puissantes !

Et vous, quelle est votre rapport avec le féminisme ?
Connaissez-vous la notion d’écoféminisme ?

Pour aller plus loin

Simone de Beauvoir, "Le deuxième sexe" 
Christine Bard, « Dictionnaire des féministes, France 18e-21e 
siècle »
Clarrisa Pinkola Estés, "Femmes qui courent avec les loups"
Françoise d'Eaubonne, "Ecologie, féminisme : révolution ou 
mutation ?"

Pensez à votre libraire indépendant de quartier ;-)

 

#DIY | Nourrir les oiseaux en hiver

Simple à réaliser, excellente activité à partager avec les enfants, fabriquer des boules à manger pour les oiseaux est aussi essentiel durant l’hiver. Nature au repos, gèle, neige… Tous les éléments sont réunis pour rendre la vie dure aux petites espèces qui ne migrent pas vers les contrées plus chaudes pendant la saison hivernale.

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Alors si vous avez un jardin, voilà une bonne action à faire et un joli spectacle à s’offrir : observer depuis sa fenêtre un rouge-gorge ou une mésange se régaler est source de joie pure 🙂

Je vous livre ici ma recette, le matériel utilisé et quelques conseils pour attirer les oiseaux, mais d’autres ingrédients et installations sont tout à fait envisageables.

A noter : quelques règles importantes sont à respecter pour ne pas ‘mal faire’ : ne donner aucun ingrédient salé (oubliez le pain), garder l’espace propre et changer l’eau régulièrement, une fois commencé, ne pas arrêter de nourrir les oiseaux avant l’arrivée du printemps…
N’hésitez pas à visiter le site de la Ligue de Protection des Oiseaux pour en savoir plus.

 

Ingrédients pour 4 boules Bio et Vegan img_1714-2

  • 1 pot de beurre de coco (400ml)
  • 1 poignée de cacahuètes non salées
  • 1 poignée d’amandes non salées
  • 1 poignée de noix
  • Quelques graines de courges

Matériel nécessaire

  • Une planche à découper
  • Un marteau
  • Quelques filets à fruits ou à oignon/échalotes…
  • De la ficelle
  • Une branche de noisetier (ou équivalent)
  • Des pots de yaourts pour le moulage
  • Un grand bol

Préparation

  1. Rassembler tous les ingrédients solides sur la planche en bois et les réduire en petits morceaux avec le marteau (première étape qui rend les enfants hsytériques !),

  2. Faire fondre l’huile de coco quelques secondes au micro-onde et dans un grand bol, puis y mélanger tous les ingrédients précédemment réduit (deuxième étape qui éclate les petits ^^),
  3. Couper la branche de noisetier en petit morceau de 2 centimètres et y accrocher la corde. Ca servira à attacher la boule aux branches des arbres du jardin,
  4. Prendre les pots de yaourt, y déposer les branches de noisetier puis faire couler le mélange,
  5. Déposer les pots sur le rebords de la fenêtre pour que l’huile de coco se durcisse,
  6. Une fois durcit, démouler et entourer chaque boule du filet.
  7. Accrocher les boules aux arbres, à des endroits où les oiseaux ne seront pas exposés à leurs prédateurs, et pas trop prêt des fenêtres non plus pour éviter les chocs, souvent fatales.

Après quelques semaines…

img_1741On s’est rendus compte qu’aucun oiseau ne venait se nourrir de nos boules. Même les oiseaux acrobates (type mésange) pour qui ce type d’installation est pourtant conseillé.

On a donc fait un second test en retirant les filets et en déposant une boule sur la terrasse qu’on a ajouté au nichoir (rénovation prévue au printemps ^^) et une autre sur une petite table sur la terrasse, avec laquelle on a mis un petit bol d’eau du coup.

De cette manière, on avait toujours la possibilité d’observer depuis l’intérieur de la maison…

Quelle ne fut pas notre surprise quand une mésange, puis un rouge-gorge ont commencé à se rapprocher et… A se régaler !! Quel magnifique spectacle !! Les photos sont malheureusement trop de mauvaise qualité pour vous les montrer… Peut-être plus tard 😉

Conclusion, je ne sais pas si c’est le filet (trop serré ?) ou la disposition (trop acrobatique ?) qui a tenu à l’écart les oiseaux pendant un temps, mais le principal est que, maintenant, ils savent où trouver de la nourriture dans le quartier 😉

Et vous, donnez-vous à manger aux oiseaux ? Quels sont vos conseils & astuces ?

Astuces zéro déchet
- Acheter les graines et noix en vrac
- Réutiliser les pots de yaourts pour le moulage
- Récupérer les graines des courges que vous cuisinez

#DIY | Mes essentiels pour un ménage au naturel

Ce billet ne sera pas le plus glamour de tous, mais il a l’avantage d’être méga utile et vous fera faire des économies tout en préservant la planète.
Il vous aidera, je l’espère, à vous débarrasser de tous les produits que les industriels nous vendent pour l’entretien de nos intérieurs. Fini le produit unique pour la salle de bain, l’autre pour les toilettes, ou encore le carrelage ou la poussière.
Souvent très coûteux, toujours très polluants et toxiques, ils peuvent même être source d’allergies. Alors pourquoi continuer à les acheter ? C’est parti pour un d’horizon de mon placard à ménage.

J’ai volontairement choisi des recettes ou solutions me permettant d’utiliser le même produit pour un maximum d’usages. Du coup, j’ai besoin de  sept ingrédients seulement pour faire tout mon ménage !

Voici la liste et leur prix moyen :

  • Vinaigre blanc (0,50€ en grande surface ; 2,5€ en boutique bio)
  • Bicarbonate de soude (environ 3,50€ pour 1kg)
  • Percarbonate de soude (environ 5€ pour 1kg)
  • Savon de Marseille (environ 2€ les 150gr)
  • Glycérine végétale (environ 3€ les 250ml)
  • Huile essentielle de lavande  (environ 8€, la lavande aspic ou le lavandin sont moins chers)
  • Huile essentielle de citron (environ 4€)

Douche | évier | lavabo |  vitres & miroirs | frigo | WC | SOLs

Un seul et unique mélange pour tous : vinaigre blanc + HE de citron. Parfois je n’utilise que du vinaigre blanc si je n’ai pas de préparation prête à l’emploi.

Ce nettoyant est capable d’éliminer la graisse et la saleté. L’association du vinaigre et de l’HE de citron permet aussi de désinfecter toutes les surfaces. L’HE apporte une petite odeur de citron plus agréable que celle du vinaigre blanc.

Astuce zéro déchet : utilisez l’eau de cuisson de vos pommes de terre pour laver votre sol en carrelage. Riche en amidon, ses propriétés dégraissantes ne sont plus à prouver !

Solution pour venir à bout du calcaire

Que ce soit la bouilloire, les portes de douche, la robinetterie.. Idem, le vinaigre blanc est mon complice pour venir à bout du calcaire, dont on est envahit à Paris !

Dans la bouilloire, je verse l’équivalent d’un tiers de la bouteille de vinaigre blanc. Selon qu’elle est très calcaire ou non, je coupe avec de l’eau. Je fais bouillir puis je rince abondamment.

Astuce zéro déchet : j’utilise le vinaigre blanc de ma bouilloire pour faire les portes de ma douche ou la robinetterie, ou encore l’égouttoir à vaisselle, le plan de travail.

Attention, quand il est chaud, l’odeur est très forte et il vaut mieux éviter d’inhaler les vapeurs au risque d’irriter les muqueuses nasales. S’il y a contact avec les yeux, rincez immédiatement et abondamment.

La poussière des meubles & objets en bois

C’est uniquement pour la poussière que j’utilise la glycérine végétale (dont je me sers aussi pour faire des bains hydratants pour mes mains), mais quelle découverte !
1L d’eau + 2 cuillère à soupe de glycérine suffisent. On y plonge un chiffon ou un gant de toilette minimum 5mn puis on le laisse sécher et l’utilise encore humide ou sec. A la fois nourrissant et électrostatique : la poussière est repoussée plus longtemps !

Nettoyer le four

Ici j’utilise le bicarbonate de soude (6 cuillère à soupe) que je dilue dans de l’eau (2 cs) dans un bol. Une fois bien mélangée, j’applique la pâte sur les parois et je laisse reposer toute la nuit. Le lendemain, je rince à l’aide d’une éponge.

Le linge : lessive, retirer les tâches et blanchir

Je suis très satisfaite de ma lessive homemade que j’utilise depuis plus d’un an et demi maintenant. Elle lave parfaitement mes vêtements et même mes tenues de sport.
Côté tâches, elle ne suffit malheureusement pas. J’ai donc deux combines pour remédia à cela :

  • Tâches de gras : après avoir retirer un maximum le gras sans l’étaler, je frotte avec du savon de Marseille et laisse reposer une douzaine d’heure avant de mettre à la machine,
  • Tâches de sang et blanchissement du linge : le percarbonate de soude (à manipuler avec des gants et avec prudence).
    Pour le sang, après avoir rincé à l’eau froide, je plonge le linge dans une bassine d’eau tiède et 3 cs de percarbonate. Je frotte les tâches et laisse reposer toute la nuit.
    Idem pour blanchir les vêtements : une bassine d’eau tiède et 3 cs de percarbonate que je laisse reposer douze heures environ.
    En suite, machine pour tout le monde !

La vaisselle

Ici je n’ai toujours pas trouvé de solution durable homemade… Ma recette de liquide vaisselle ne me convient pas. On m’a conseillé d’essayer le savon de Marseille, il faut que je me lance.

Et vous, c’est quoi vos trucs et astuces révolutionnaires ?

Premier bilan & nouvelles envies

Voilà un an et demi que je tiens ce blog pour y témoigner de ma transition vers un quotidien zéro déchet. C’est un bon timing pour faire un premier bilan du chemin parcouru. Poser les succès, les déceptions et les difficultés.
C’est aussi l’occasion de vous confier mes envies en 2017 et de vous parler de l’orientation que je veux donner à cet espace. Car j’ai de plus en plus envie de vous parler des autres sujets qui me sont chers et qui, selon moi, vont de pair avec les aspirations de vie plus simple et authentique que nous partageons.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAJ’ai le sentiment grandissant qu’il s’agit davantage d’un équilibre de ma personne toute entière, dont les aspirations (et les problèmes !) ne s’arrêtent pas un avenir plus vert. J’aspire aussi à une société plus juste et équitable. A être plus que jamais en quête de voyages – à travers le monde comme à travers les arts -. A montrer la Beauté, l’harmonie. Et partager avec vous mon chemin vers l’apprentissage de la gestion de mes angoisses, à la recherche de mon équilibre, autant avec les autres qu’avec moi-même.

Ces (nombreuses !) questions expliquent en partie mon silence sur le blog depuis quelques temps… Néanmoins, ceux qui me suivent sur Instagram savent que je n’ai pas complètement disparu 😉

Mais avant de vous dévoiler tout cela plus précisément – je suis consciente d’être légèrement obscure, là tout de suite ^^- revenons à ce premier bilan globalement positif, mais pas tout à fait satisfaisant (ça serait trop simple, autrement !).

Question alimentation (et dans ma cuisine)

Les +

  • Processed with VSCOcam with c1 presetJe mange plus local que jamais et je favorise les circuits courts. Je m’approvisionne essentiellement dans ma ruche évidemment, mais aussi auprès des petites boutiques indépendantes de mon quartier : Alter-Vojo, La Petite Cagette, Welcome Bio. Il m’arrive quand même d’aller parfois chez Bio c’Bon qui est a deux pas de chez moi quand je manque de temps. #confession
  • J’achète un maximum de produits en vrac : les fruits et légumes évidemment, mais aussi les légumineuses, les fruits secs, riz, pâtes, … Sinon je privilégie les emballages en verre,
  • J’achète très rarement des produits transformés ; c’est en achetant des produits frais et bruts qu’on limite aussi les déchets et qu’on améliore sa santé,
  • Je mange de plus en plus végétal. Je ne suis ni vegan ni végétarienne, plutôt fléxitarienne s’il faut donner une définition. Je m’intéresse donc de plus en plus aux recettes végétales (cf. le loupé du faux gras à Noël ^^)

Les –

  • Comme je n’ai toujours pas de solution de compost (mon immeuble a refusé l’idée et je manque de place pour un lombricompsteur), ma poubelle pèse toujours, et essentiellement en raison des déchets végétaux. C’est ma plus grande frustration 😦
    Malgré tout, j’essaie d’en recycler un maximum pour nourrir la terre de mes plantes, de mes bacs à fleurs et à aromates, et comme couverture végétale en hiver. Certains de ces déchets , comme la pomme, nourrissent les merles en plus 😉
    La bonne nouvelle : mon projet de composteur de quartier a été élu dans le cadre du budget participatif de la Mairie de Paris, ce problème devrait donc être résolu en 2017!
  • Mon premier lieu d’achat étant ma ruche, les solutions d’emballage recyclable sont plus compliquées et lentes à mettre en place. J’ai donc encore pas mal de cartons et de sachets kraft dans mes déchets recyclables. C’est d’ailleurs pour cette raison que je n’ai toujours pas fabriqué de sacs en tissus : j’use jusqu’au bout mes sachets kraft pour multiplier au max leurs usages.

Dans ma salle de bain

C’est ma plus grande fierté. J’ai toujours une poubelle pour quelques coton-tiges et cheveux, mais je ne la vide quasiment jamais… Je pense qu’en un an, j’ai du la descendre 3 fois. C’est très grisant, le résultat se voit immédiatement !
Sans parler des économies et des bienfaits sur ma peau.

  • Processed with VSCOcam with f2 presetPour me démaquiller : j’utilise des huiles végétales bio première pression à froid (cameline, jojoba, onagre, amande douce, avocat…) et des cotons-lavables,
  • Je suis passée aux règles 0 déchet avec une cup et des serviettes lavables. C’est flagrant en gain de confort même si les débuts n’ont pas été simples,
  • J’utilise des savons solides pour les mains et le corps et alterne shampooing secs avec des liquides en emballages recyclables (parce que ma chevelure n’est pas facile à dompter, je n’ai pas encore trouver le produit qui me convient parfaitement),
  • Je me mouche avec les mouchoirs en tissus de mon grand-père (chez moi, car à l’extérieur je n’ai pas encore passé le cap).
  • Pour les masques et autres gommages, j’associe les huiles végétales de ma cuisine, à celles de la salle-de-bain, marc de café, miel, fruits… Il faudra que je vous fasse un article là-dessus bientôt !

Le ménage

2016-05-22 03.38.32 1_resizedJ’avais décidé de finir tous mes produits avant de me lancer dans de la création home-made. Globalement de ce côté-là, pas mal d’économies de déchets, et d’euros aussi.
Mais je n’ai pas réussi à m’habituer à ma recette de produit-vaisselle, qui m’exaspérait chaque jour à ne pas faire briller ni dégraisser totalement les casseroles. Moi qui cuisine beaucoup et n’ai pas de lave-vaisselle, imaginez. C’est vraiment ce qui me chiffonne le plus, alors si vous avez d’autres recettes que la mienne à me proposer, je suis preneuse 😉

Côté lessive, je suis très satisfaite de la recette que j’utilise depuis plus d’un an. Quand il faut blanchir le linge, je fais tremper avec quelques cuillères de percarbonate de soude et en ajoute dans la machine. Ca fonctionne plutôt bien.

Je nettoie la quasi totalité de mon appartement avec du vinaigre blanc sans nécessairement faire ce mélange. Le bicarbonate de soude est un bon agent détachant aussi (et a tellement d’autres usages, c’est vraiment un produit miracle !)

Pour la poussière rien de plus simple (et efficace), qu’un gant ou un linge trempé minimum 5mn dans 1L d’eau et 2 cuillères à soupe de glycérine végétale. On le laisse sécher et on l’utilise encore un peu humide ou sec : finit la poussière qui vole !

Ma garde-robe

tiroirsavantapresDe ce côté-là aussi j’essaie d’être minimaliste. J’ai récupéré pas mal de vêtements de ma mamie et achète seulement ce dont j’ai besoin, en priorisant le plus possible la qualité, les petits créateurs ou les marques éthiques.
Malgré mon dernier tri, je ressens tout de même le besoin de recommencer. Je constate de nouveau qu’un certain nombre de mes habits ne sortent jamais de ma penderie…

Mes objectifs en 2017

  • Avoir un compost dans mon quartier et pouvoir ENFIN recycler mes déchets organiques. Ce jour-là on sabre le champagne chers minimalistes !
  • Me jeter à l’eau et sortir mes mouchoirs en tissu en société. Go Girl !
  • Tester l’oriculi. Je sais pas trop pourquoi je bloque… Vous avez peut-être des témoignages positifs à partager ?
  • Développer ma petite culture d’aromates en bacs (un jour je serai autonome ^^),
  • Trouver une recette de dentifrice qui me convient,
  • Faire un vide-grenier.

Et au-delà du zéro déchet et du minimalisme :

  • Faire évoluer la ligne éditoriale de mon blog,
  • Me mettre vraiment à la méditation grâce à ce livre : « Méditer, jour après jour » de Christophe André, que j’ai eu à Noël,
  • Pratiquer le « lâcher prise » pour mieux gérer mon stress, mes anxiétés et mes insomnies. Et peut-être essayer la sophrologie… Avez-vous essayé ?
  • Lire, lire, lire et lire. J’ai recommencé à lire davantage en 2016 et je veux vraiment intégrer la lecture à mon quotidien,
  • Me remettre à dessiner,
  • Cuisiner encore et toujours de nouveaux légumes, fabriquer mon propre pain et m’amuser avec les farines,
  • Aller au bout de ce projet encore confidentiel dont je vous parlerai bientôt bientôt.

Et vous ?

Quels ont été vos succès et vos loupés en 2016 ?
Quels sont vos objectifs pour cette nouvelle année ?
Que pensez-vous des évolutions (encore vagues je vous l’accorde ^^) que je veux donner à ce blog ?

J’ai très envie de vous lire sur ces questions ❤

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[Invitée du mois] « Ceci n’est pas un déchet »

Hello mes chers minimalistes,

Voici venu le moment de vous présenter notre deuxième invitée : Cécile, qui a récemment créé son blog pour témoigner de sa transition vers un mode de vie zéro déchet.
Ensemble nous échangeons beaucoup sur notre transition. On s’est souvent motivées et conseillées l’une et l’autre. C’est aussi elle qui fabrique mon shampoing solide 😉
Bref, c’est une de mes alliées au quotidien.

Fraîchement retournée vivre chez ses parents, dans une jolie maison en banlieue parisienne, elle est confrontée à une situation bien différente de son quotidien parisien.
Les habitudes de consommation familiales, les courses… Mais aussi un « terrain de jeu » à fort potentiel grâce à l’espace intérieur et extérieur qu’offre une maison. C’est tout cela qu’elle nous partage dans son joli blog, Ceci n’est pas un déchet.

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Hello Cécile, as-tu toujours été sensible à l’environnement ? Ou te considères-tu plutôt comme une personne en quête de bien-être et de bonne santé ?
Cécile : Non je n’ai pas toujours été « écolo ». Je viens d’une famille qui se dit sensible à l’écologie mais qui ne fait pas grand chose pour avoir un mode de vie plus responsable. Jusqu’à mes 18 ans, je vivais encore chez mes parents et je ne m’étais jamais préoccupée de ma consommation d’eau en prenant ma douche, de laisser les lumières ou les ordinateurs allumés toute la journée, de notre consommation alimentaire et de la production de déchet. Et encore moins des conséquences que ça pouvait avoir sur notre santé et sur la planète.
À partir du moment où j’ai habité seule, j’ai commencé à m’intéresser à ces aspects pour des questions financières au départ, puis par conviction.

Je ne me définirais pas comme une fille « healthy ». Je suis loin de ce style de vie. Je cuisine beaucoup et je fais attention aux aliments que je consomme mais je ne fais pas de sport, parfois je fais des repas sans légume (oui oui ça arrive !) et je mange beaucoup de chocolat !

Comment as-tu commencé à t’intéresser au mode de vie zéro déchet ? As-tu eu un déclic ?
Cécile : Je ne pense pas avoir eu de déclic particulier. La question des déchets s’est frayée un chemin dans ma tête au fil des mois. Il y a plus d’un an, j’ai commencé à changer mon mode de consommation avec pour objectif de « consommer moins mais mieux ». J’ai donc progressivement déserté les rayons des supermarchés en faveur des petits commerçants locaux, des Ruches qui dit oui, et des magasins bio.
Automatiquement, ma poubelle a diminué. Voir ça m’a motivé en en faire plus, c’est à ce moment là que j’ai découvert le mode de vie « zéro déchet ».

Comment et par quoi tu as commencé ? T’étais-tu fixée des objectifs ?
Cécile : J’ai commencé par l’alimentaire, les emballages alimentaires c’est ce qui faisait le plus grossir ma poubelle. J’ai essayé de favoriser les contenants en verre, en carton/papier/métal 100% recyclable et d’éviter le plastique.

Aujourd’hui, où en es-tu ?
Cécile : Depuis plus d’un an, j’ai effectué beaucoup de changement dans mon quotidien. Je continue de favoriser les produits bruts et en vrac, je trie beaucoup plus consciencieusement. J’ai également adopté d’autre solution pour réduire mes déchets : cotons et lingettes lavables, brosse à dent et à vaisselle en bois et fibres naturelles, pain de savon, shampoing solide, etc. J’étais arrivé à un premier stade plutôt satisfaisant mais avec encore beaucoup de changement à faire, notamment avoir un compost et arriver à n’avoir que des déchets recyclables.

capture-decran-2016-10-31-a-11-30-46Mais récemment, je suis retournée vivre chez mes parents. C’est donc un retour à zéro niveau style de vie minimaliste et zéro déchet. J’essaye de faire adhérer mes parents à ce mode de vie, mais ce n’est pas gagné !

 


Qu’est-ce que tu trouves le plus facile ?
Cécile : Les fruits et légumes ! Le pain et les aliments secs sont aussi facile à prendre en vrac. Et j’ai récemment commencé à apporter mes propres contenants pour acheter mes olives, viandes et poisson au marché. Pour le reste, on trouve beaucoup de chose dans des contenants en verre (condiments, légumes, yaourts…) ou en carton/papier/métal 100% recyclable.

Et au contraire, qu’est-ce qui est le plus difficile ?
Cécile : Je ne suis pas quelqu’un d’extrême dans ma démarche. Par exemple, je ne me prive pas de prendre un repas à emporter (dans une emballage jetable) avec des amis occasionnellement. Concernant mon entourage, maintenant que je suis retournée chez mes parents, j’ai essayé de les sensibiliser et d’intégrer certain geste zéro déchet dans leur quotidien mais ils ne sont pas très sensibles à la question et pas encore prêts à faire beaucoup d’efforts pour changer leurs habitudes.
Néanmoins, je ne désespère pas et de mon côté je fais tout ce que je peux.

De quoi es-tu le plus fière ?
Cécile : Bien évidemment d’avoir réussi à réduire ma poubelle de déchets ménagers. Mais aussi de consommer de manière plus responsable, d’avoir une qualité de vie plus saine et de soutenir des petites marques françaises et les producteurs locaux.

capture-decran-2016-10-31-a-11-38-36Aussi, j’ai fait mon premier shampoing solide 100% naturel il y a un an et depuis je n’utilise plus que ça.
Tous mes proches trouvent mes cheveux superbes et me réclame un shampoing personnalisé ! Ça me fait très plaisir de les avoir sensibilisé à la slow cosmétique, au naturel et au zéro déchet.


Qu’est-ce qui te procure le plus de plaisir ?
Cécile : Acheter des bons produits chez les producteurs locaux (au marché ou à La Ruche qui dit Oui).

Est-ce plus facile dans ta banlieue qu’à Paris de limiter ses déchets ?
Cécile : Non ce n’est pas plus facile qu’à Paris. Ni plus dur. Nous avons un magasin bio qui propose du vrac et un marché. Si on parcourt quelques kilomètres, on peut aller cueillir ses fruits et légumes directement à la ferme.
Les déchets verts (branches, feuilles, tonte) sont collectés et la ville donne des composteurs de jardin sur demande (mais l’attente est très longue !)

Ou fais-tu tes courses ?
Cécile : Habituellement les parents faisaient leurs courses au super U du coin toutes les semaines. C’était impensable pour moi ! J’ai donc entrepris de faire les courses pour toute la famille. Ça libère leur samedi et moi je peux gérer (presque) comme je veux. Ils ne veulent pas être trop bouleversés dans leurs habitudes, je continue donc à aller au supermarché mais je favorise le vrac et les emballages recyclables. Je vais à la Bioccop et au marché.

Qu’est ce qui t’as décidé à lancer ton blog ? Raconte nous un peu son histoire 🙂
Cécile : De la crédibilité ? Et de faire découvrir à mon entourage mon nouveau mode de vie et mes convictions. Je l’ai créée quand je suis revenue chez les parents, c’était une période assez difficile, ils n’étaient pas très sensibles à ce style de vie. Le blog est, en quelque sorte, un exutoire pour moi.
Et plus généralement, l’envie de partager ma transition, d’inspirer certains comme j’ai été inspirée moi-même.

Est ce qu’il te motive au quotidien ? Que t’apporte il ?
Cécile : Le blog est tout jeune, c’est encore un bébé mais déjà il me motive à faire plus, à ne pas lâcher quand je doute et m’apporte une certaine confiance dans ma démarche.

Les inspirations de Cécile

Ton livre de chevet
Sans hésitation « Ze guide » de la Famille Zéro Déchet !
Le repas que tu préfères 
Le goûter !
Ta recette fétiche
Olala c’est difficile d’en choisir qu’une ! Je dirais la tarte
aux poireaux et le dahl aux lentilles corail.
Ton produit zéro déchet
La cup menstruelle, cette petite chose a changé ma vie ! 
Ou comment finir une ITW sur une touche glamour ;)

Pour découvrir : "Ceci n'est pas un déchet"

#DIY | Mon bar à aromates [Urban Jungle]

Chers minimalistes,

Je ne suis pas très présente ces dernières semaines et j’en suis vraiment navrée.
Il faut dire que je cumule trois boulots, dont un particulièrement passionnant et prenant. Et par conséquent, je délaisse mon blog depuis quelques temps 😦
Je ressens toujours un peu de frustration et de culpabilité… Alors ce matin, après un petit run de reprise (3 semaines sans sport, dur dur), je me suis décidée à vous raconter la fabrication de mon bar à aromates. Je reprendrai le travail ensuite.
Un jour je vous ferai un article sur la vie de freelance, mais c’est un autre sujet.

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Parce que ce bar à aromates, c’est un peu ma fierté de l’été. Ceux qui me suivent sur Instagram l’ont déjà vu, voici maintenant les secrets de sa fabrication !

Liste du matériel

  • 2 palettes en bon état,
  • 3, voire 4 planches en bois,
  • 2 à 3 mètres de géo-textile,
  • quelques clous, un marteau,
  • un pied de biche (pour démonter vos chères palettes),
  • une paire de ciseaux ou un cutter,
  • une agrafeuse murale pour fixer le géo-textile,
  • de la paille,
  • du terreau,
  • vos aromates préférés. Moi j’ai mis de la verveine citronnée, du persil, de la menthe marocaine et bergamote, du thym, de la sauge, de la ciboulette, de la coriandre vietnamienne et du romarin. Ils proviennent tous de ma ruche.
  • des fleurs en option, pour attirer les petites abeilles. J’ai mis un pied de lavande.

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Montage du bar

  1. Avant de démonter vos palettes, pensez bien à visualiser le résultat final recherché. Tout en tenant compte du poids de la terre (les planches seront fixées aux bons endroits pour éviter qu’elle pousse trop).
  2. On (oui, vous imaginez bien que je n’ai pas fait ça toute seule ;-)) a choisi de se servir de la moitié de la seconde palette pour retenir la terre sur le niveau bas du bar. On l’a donc sciée en deux.
  3. Sur la palette principale, on a retiré les planches du devant pour s’en servir en renfoncement derrière. Une planche a servi à boucher la partie au sol.
  4. La palette secondaire est emboitée dans la principale, puis fixée avec quelques clous bien placés sur les côtés et la partie centrale.
  5. Vient maintenant le moment de fixer le géo-textile. Une des étapes les moins évidentes. Il faut le découper en un morceau pour chaque partie, en pensant bien à laisser suffisamment de profondeur pour la terre. Ensuite, on fixe avec l’agrafe murale.
  6. Là, c’est presque fini ! Le plus dur est derrière vous ! Vous n’avez plus qu’à imaginer l’emplacement de vos aromates en déposant un peu de paille dans le fond puis un peu de terreau.
  7. Vous disposer ensuite vos aromates, les recouvrez de terre, et arrosez généreusement.
  8. Admirez le travail 🙂
  9. Vous pouvez vous aider de ce tuto vidéo très bien fait.

Quel plaisir ensuite d’aller cueillir ses aromates pour cuisiner ou se faire une bonne tisane. Je suis bluffée par la vitesse à laquelle tout ce petit monde a poussé – sauf le thym et le persil mais il paraît que c’est très long pour le premier, et très dur pour le second -.

J’ai déjà commencé à faire quelques grosses récoltes qui sont en train de sécher pour l’hiver. Le sujet d’un prochain article ?

A très très vite j’espère. Des bisettes mes chers lecteurs. Vous m’avez manqué :-*