Le Zéro Déchet et le minimalisme, c’est aussi une histoire d’affirmation de soi

Cet article, il me tenait à coeur. J’avais très envie de vous partager comment ma transition vers le zéro déchet et le minimalisme m’aide à m’affirmer et à vaincre ma peur du conflit.

Je sais que nous sommes nombreuses.x à rencontrer des difficultés à dire « non » , à craindre la confrontation, à avoir parfois du mal à nous faire respecter, à exprimer nos émotions… Je sais aussi à quel point cela peut être dur à vivre quand on a le sentiment que nos proches ne respectent pas notre individualité, que ça soit de manière consciente ou pas d’ailleurs (car il ne s’agit pas forcément de mauvaises intentions de leur part). Et que parfois, à force de « laisser passer », de fermer les yeux, d’encaisser, on perd confiance en soi et on ne reconnait plus dans l’image que nos proches nous renvoient de nous-même.

Qui n’est jamais allé.e à une soirée pour faire plaisir, n’a jamais encaissé.e les moqueries d’un copain pour ne pas passer pour le rabat-joie, ou fermé les yeux sur des retards ou des changements de programme de dernières minutes trop fréquents ?

Si comme moi, vous affirmer a toujours été difficile, peut-être que vous trouverez vous aussi, dans le minimaliste green, des ressources pour apprendre à dire non et à fixer vos limites.

Si je n’ai pas tout de suite pris conscience que c’était grâce à ma démarche zéro déchet, j’ai constaté que je faisais des progrès de communication pour exprimer mes émotions et mes besoins. Je me suis aussi mise à analyser mon entourage et prendre conscience qu’avec un certains nombres de personnes, je n’avais pas réussi à faire respecter « ma zone d’intégrité », comme on appelle ça. Et que ça créait des situations où je n’arrivais plus à être moi-même, perdue dans le miroir faussé que me renvoyaient ces proches dont la bienveillance ou le respect n’étais pas toujours avéré.e.s.

J’avais, sans m’en rendre compte, construit des amitiés basées sur ma peur du conflit, et je me laissais mener par elle. Ce fut une prise de conscience difficile à accepter, mais tellement salvatrice !

Quand on adopte le mode de vie Zéro Déchet, on est dans une démarche alternative (encore plus à l’époque où je me suis lancée). Il faut donc, en plus d’adopter de nouvelles habitudes et déconstruire son mode de consommation, expliquer sa démarche à un entourage pas toujours ouvert, parfois moqueur, parfois indifférent. Et dans ces moments-là, on construit, l’air de rien, un argumentaire pour expliquer le bon sens de notre démarche. On témoigne de tous les bienfaits que cela nous apporte pour créer un dialogue, un échange. Ca passe ou ça casse, mais c’est une manière évidente de sortir de sa zone de confort.
Et le fait de le faire pour « une cause », plutôt que pour poser nos limites (même si dans le fond, c’est bien de cela dont il s’agit), et bien cela nous donne une force, une énergie différente qui nous aide à passer à l’action. On sort de sa zone de confort pour défendre quelque chose qui nous tient à coeur.

Et on se trouve parfois confronter à des sceptiques de mauvaises foi qui vont tenter de nous décrédibiliser. Là aussi il faut apprendre à dealer avec le fait de ne pas forcément être comprise, ou même d’être simplement moquée. On apprend le détachement en adoptant le Zéro Déchet et le minimalisme.

Il y a des jours où c’est plus difficile que d’autres bien sûr, mais c’est comme une discipline qui nous entraîne à être plus performant.e.s dans d’autres domaines de la vie. Ca a des répercussions positives sur la qualité de nos relations, l’écoute qu’on consacre à nos valeurs et nos besoins, nos limites.

Et la magie dans tout ça ? Si je me sens bien mieux dans mes baskets et davantage alignée, mon entourage a lui aussi évolué : je suis davantage entourée de personnes bienveillantes, à l’écoute, et plus respectueuses de mon individualité et de mes valeurs qu’auparavant. Quelle joie de se reconnaître dans le miroir que les autres nous renvoient !

Et puis, celles et ceux à qui ça ne plaît pas, j’ai appris petit à petit à m’en détourner. A accepter que je ne peux pas plaire à tout le monde. Je me rappelle aussi cette phrase de Kurt Cobain : « On s’en fout d’être aimé pour ce qu’on n’est pas. Mieux vaut être détesté pour ce que l’ont est vraiment. » Ca c’était pour mon côté rock n’roll 🤘🏼

Si ça attise ta curiosité, essaie d’aller acheter du pain par exemple, et de demander à ta boulangère d’utiliser le torchon que tu lui tends plutôt que son sachet en papier. Observe sa réaction et inter-agis avec elle. Tu verras que ce n’est pas une expérience commune 😉 Et viens nous la raconter ici.

J’espère que si tu en as besoin, cet article t’aura aider.

Pour aller plus loin : 
 « 7 clefs pour s’affirmer face aux autres », une vidéo du YouTubeur Gabriel Clément, 
ancien grand timide. 
"5 trucs pour être heureux" - La CNV (communication non violente) par Partager, c'est sympa

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