[Zéro Déchet] Garde robe minimaliste & upcycling

Cet été aura définitivement été celui du désencombrement. Ma garde robe, mon linge de maison, mon frigo, mes placards de cuisine, ma déco, mes bureaux… Si l’activité peut sembler à priori contraignante, chronophage et ambitieuse, elle se révèle être une réelle source de bien-être. Car dès qu’on se lance dans le tri on entre dans une sorte d’état méditatif qui nous coupe du monde, absorbé·e que nous sommes par les choix à faire. Une fois finie, on se sent libéré·e et apaisé·e, satisfait·e d’avoir relevé le défi de se débarrasser du superflu, profitant du plaisir de contempler le travail accompli et d’une ambiance aérée, harmonieuse.
J’espère que mon retour d’expérience et mes quelques conseils aideront à provoquer un déclic pour passer à l’action. Pour ne garder que ce qui vous ai utile et vous apporte de la joie. #mariekondophilosophie

Ma garde robe. J’avais déjà fait un tri en profondeur il y a quelques années. A chaque changement de saison, quand je sors mes affaires d’été ou d’hiver, je procède toujours à un mini tri de la saison passée. C’est un moment propice puisqu’on a passé quelques mois à porter ces vêtements et pouvons plus facilement savoir ce qu’on souhaite garder ou non. Comme je ne pratique pas la règle « une entrée = une sortie » (je ne suis pas assez disciplinée pour cela), il m’arrive encore d’avoir le sentiment que mon placard déborde, même si ça n’a évidemment plus rien à voir avec mon ancien style de vie. Et que mon niveau d’exigence progresse à mesure que je désencombre.

Pour celles et ceux qui veulent compléter cet article, 18h39.fr a réalisé un reportage en direct de ma penderie. Vous pouvez aussi vous inscrire pour participer à ma conférence gratuite que je donne régulièrement à la Maison du Zéro Déchet. La prochaine aura lieu lundi 17 septembre.

Etape 1 : on rassemble tout

Comme le préconise Marie Kondo, il vaut mieux trier par catégorie que par pièce. Du coup, la première étape est de rassembler TOUT ses vêtements au même endroit. Je dépose donc sur mon lit tous mes vêtements en provenance de mes placards, dans mes portes-manteaux, de sous mon lit… Mais également mes accessoires comme mes foulards. Je décide cette fois-ci d’aller plus loin en triant également mon linge de maison : draps et serviettes de toilette.

Si cette étape peut impressionner, c’est aussi un excellent moyen de prendre conscience du volume occupé par nos vêtements dans toute notre maison. Et puis une fois sur notre lit, on n’a plus le choix, il faut trier 😉

Etape 2 : plusieurs catégories pour faciliter le tri

Pour faciliter la prise de décision, je fonctionne en faisant d’abord trois tas de mes vêtements :

  1. ceux que je garde sans aucune hésitation : en gros les vêtements que je porte quotidiennement. Ce sont les choix les plus faciles à faire.
  2. ceux que je ne veux plus : idem, là je ne me prends pas la tête, je sais que je n’en veux plus. Il peut s’agir de vêtements qu’on n’aime tout simplement plus, qu’on n’a pas mis une seule fois durant les derniers mois, qui sont trop abîmés (mes vêtements que je stocke sous mon lit quand ce n’est pas la saison on été attaqué par des mites cet hiver… J’ai donc perdu quelques pièces que j’aimais malheureusement).
  3. ceux pour lesquels j’hésite : je les ai beaucoup mis mais plus du tout récemment, ils sont abîmés mais je les aime trop et je veux essayer de les restaurer…

Pour m’aider à prendre une décision, je me pose les questions que suggère Béa Johnson :

  • Le vêtement est-il en bon état ?
  • Est-ce que je le porte régulièrement ?
  • L’ai-je en plusieurs exemplaires ?
  • Est-il dangereux pour ma santé ou celle de ma famille ?
  • Est-ce que je le garde par culpabilité ?
  • Est-ce la pression sociale qui me fait le garder ?
  • Mérite-t-il que je consacre du temps à le nettoyer ?
  • L’espace qu’il prend peut-il être utile à autre chose ?
  • Est-il réutilisable et/ou associable avec au moins 3 pièces ?

Dans le tas N°2, je fais ensuite quatre catégories :

  1. ceux que je vais essayer de vendre : en très bon état, vêtements de marque… Je les prends en photo et les publie ensuite sur ma page Vinted. J’en propose certains à ma mère, ma soeur ou des amies quand je pense que ça peut leur plaire.
  2. ceux que je vais donner : idem, je les propose à mes proches, sinon je les dépose dans le Relais le plus proche de chez moi.
  3. ceux que je vais essayer de rénover : blanchir un tee-shirt trop jaunie, recoudre un petit trou… Je ne dépasse pas 3 ou 4 pièces pour ne pas me retrouver à procrastiner et les laisser prendre la poussière…
  4. ceux que je vais upcycler : ma robe en coton mangée par les mites qui va devenir un débardeur et des sacs à vrac, deux jupes que je vais resserrer à la taille pour les porter différemment et leur donner une seconde vie…

Le tas n°3 sera ‘caché’ pendant plusieurs mois. Quand je le sortirai – au moment du prochain mini tri – je pourrai ainsi me rendre compte de ce qui m’a manqué ou non, et prendre la décision finale de ce que je fais de ces pièces. Attention à ne pas trop en accumuler dans ce tas au risque de faire un tri trop superficiel 😉

Etape 3 : ranger ses placards et tiroirs

Une fois qu’on a décidé de ce qu’on gardait, ce grand tri permet d’avoir une réflexion sur la meilleure manière d’organiser sa penderie et de plier ses vêtements.

J’ai pour ma part libéré un quart de ma penderie et deux tiroirs. Mes tee-shirts et débardeurs ne prennent plus que la moitié d’un tiroir quand il y a encore quelques années ils débordaient dans deux. J’utilise désormais un des deux pour y ranger mes pantalons : ils ne sont donc plus visibles comme avant, ma penderie est encore plus aérée.

Si jusqu’à maintenant je n’avais pas réussi à utiliser la méthode de pliage de Marie Kondo pour les tee-shirts, c’est désormais chose faite. Et quel plaisir d’apercevoir tous ses tee-shirt en ouvrant son tiroir : les décisions se prennent encore plus facilement pour s’habiller le matin.

Dans ma penderie, et suite au conseil d’une minimaliste présente à une de mes conférences, je positionne mes cintres à l’envers, c’est-à-dire le crochet derrière : c’est la manière non naturelle de remettre un cintre. Ainsi, je peux me rendre compte des vêtements que je ne porte jamais, puisque leur cintre reste en arrière. Super malin 😉

Etape 4 : transformer et/ou rénover ce qu’on garde

Cette étape demande un peu d’huile de coude. Je vous conseille vivement de ne pas tarder voire même d’enchaîner avec votre tri, afin de profiter de la dynamique et de votre motivation renforcée par le résultat de votre grand désencombrement.
Ainsi, si vous vous rendez compte qu’une des pièce n’est finalement pas transformable et/ou rénovable, elle pourra partir au Relais avec une partie de votre tas n°2.

Pour ma part, j’ai immédiatement pu constater que j’allais garder mes tops blancs après avoir pu les blanchir avec un bain de percarbonate de soude.

Côté upcycling, j’ai fabriqué mes tout premiers sacs à vrac avec la machine à coudre de ma grand-mère et l’aide, les conseils et la patience de ma mère. Car oui, je l’avoue, en couture tout particulièrement, je n’ai aucune patience. Et grâce à elle j’ai pu prendre du plaisir et en retirer une certaine fierté. Je les aime trop mes petits sacs. D’autant plus que ma mère a retrouvé dans bandes de tissus avec le nom de ma soeur. Vous savez, celles qu’il fallait coudre sur nos vêtements quand on partait en colo ou en classe de neige. J’adore ce clin d’oeil à notre enfance. Elles servent de ‘ficelle’ pour refermer les sacs. Merci maman 😉

Etape 5 : se débarrasser de ce qu’on ne garde pas

Il s’agit certainement de l’étape qui demande le plus de patience et de discipline. Car si les vêtements déposés en Relais ou donnés aux proches partent vite, ceux qu’on essaie de vendre ou de transformer peuvent parfois s’entasser un peu plus longtemps.
Quand on désencombre de manière drastique, on fait d’autant plus de place pour ces pièces qui patientent discrètement avant de commencer leur seconde vie. Pensez-y 😉

Comment est constituée ma garde robe minimaliste ?

Toutes saisons confondues, ma garde robe s’équilibre autour de pièces basiques qui sont la base de mon style (tee-shirts blancs, chemises en jeans et blanches, trois jeans, un pantalon noir et un léger pour l’été. Quatre jupes, deux shorts, cinq robes, trois pulls, trois vestes dont ma mythique à pois 😉 …).

A cela j’ajoute environ cinq pièces qui « sortent du lot » pour la petite touche actuelle et me faire plaisir, comme cette magnifique combi-pantalon.

Et vous votre garde robe, vous la triez régulièrement ? Vous avez des astuces à partager ?

En espérant que cet article vous motivera pour un prochain désencombrement 😉

Pour aller plus loin : 
Plier ses tee-shirts comme Marie Kondo
Vinted, l'appli pour vendre ses vêtements et accessoires
Déposer ses textiles au Relais le plus proche de chez vous
Tuto pour fabriquer ses sacs à vrac

En vidéo > en direct de ma garde robe 😉

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