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[Invitée du mois] « La bourse ou la vie »

Pour la reprise, une nouveauté sur Un peu, bocaux, à la folie : l’invité(e) du mois !

Près d’un an après la création de mon blog (déjàààà), j’ai envie de donner la parole aux blogs qui m’inspirent. Une fois par mois, retrouvez l’interview d’une personne que je lis régulièrement et dont le blog est fourré de pépites et me motive dans ma transition.

On commence avec l’auteure du blog « La bourse ou la vie ». Toulousaine et prof à 50% (elle profite de la vie le reste du temps), sa transition est une vraie source d’inspiration et de motivation pour moi. Proche du zéro déchet, « La bourse ou la vie » privilégie aussi le véganisme. Recettes vegan, de produits d’entretien, elle témoigne plus largement de son mode de vie minimaliste et nous parle tout aussi bien de décoration ou de sa penderie.

à la Garonne (2)

Hello « La bourse ou la vie », quelle est ta devise au quotidien ?
« Wanting less is better blessing than having more » ! (je suis une minimaliste avant tout !)

As-tu toujours été sensible à l’environnement ? Ou te considères-tu plutôt en quête de bien-être et de (bonne) santé ?
J’ai toujours eu une sensibilité écologique mais elle s’est considérablement accrue ces dernières années. Par ailleurs le côté santé est extrêmement important pour moi mais n’est pas ce qui me motive en premier.

Comment as-tu commencé à t’intéresser au mode de vie zéro déchet ? Quel a été le déclic?
Je me suis intéressée au zéro déchet par le biais du minimalisme. Il y’a deux ans, j’ai voulu trier ma garde robe et tout est parti de là. J’ai réfléchi sur mon rapport aux objets et aux choses grâce à Dominique Loreau dans un premier temps puis je me suis penchée sur le minimalisme de Béa Johnson. De là bien évidemment, j’ai été amenée à réfléchir au zéro déchet de façon théorique tout d’abord car cela ne me semblait pas applicable à mon mode de vie. J’ai tout de même essayé de faire un mois zéro déchet et contre toute attente, cela n’a pas été difficile. Depuis, je poursuis mes efforts. Je ne suis pas encore zéro déchet mais j’ai drastiquement réduit mes déchets. Pour moi le minimalisme et le zéro déchet vont de pair : avoir moins de besoin et simplifier ses habitudes permet logiquement de créer moins de déchet.

Comment et par quoi tu as commencé ? T’étais-tu fixée des objectifs ?
J’ai commencé par les emballages de nourriture (ce qui constitue le plus gros de ma poubelle). Mon objectif était : plus aucun plastique (pas encore atteint – en cause le tofu dont je ne peux pourtant pas me passer, même si j’en ai trouvé du nature et du cuisiné en vrac sur le marché, mais certaines variétés n’existent que sous plastique ).Le verre et le papier sont tolérés si je ne peux pas faire autrement. J’ai aussi commencé à composter mes déchets organiques, ce qui fait une énorme différence sur le volume de ma poubelle.

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Dans un pub très minimaliste à Londres.

Aujourd’hui, où en es-tu ?
Aujourd’hui je ne descends ma petite poubelle que tous les deux mois pour deux personnes. Je n’utilise plus de sacs poubelle car tout ce qu’elle contient est propre (je lave les emballages sales pour pouvoir attendre qu’elle soit pleine pour la descendre). Je continue à composter mes déchets. J’ai également adopté plusieurs habitudes me permettant d’éviter encore plus les emballages : shampoing solide, savon de Marseille multi-usages, brosse en bois compostable pour la vaisselle, mooncup, cotons à démaquiller–maison-lavables. Egalement acheter d’occasion, offrir des cadeaux maison ou d’occasion enveloppés dans des emballages réutilisables ou réutilisés (tissu, papier) on évite ainsi tous les emballages plastique d’un produit neuf ! Enfin j’ai cousu des sacs en tissu pour le vrac, j’ai toujours un sac sur moi en cas de courses imprévues et j’apporte mes bocaux ou autres boîtes ou torchon chez les commerçants pour qu’ils me les remplissent.

Qu’est-ce que tu trouves le plus facile ?
Les fruits et légumes, fromage, olives… Je conseille à quelqu’un qui veut débuter de commencer par là, en allant au marché ou chez les commerçants de proximité.

Et au contraire, qu’est-ce qui est le plus difficile (les sorties, les voyages, l’entourage…) ?
Je suis végétarienne et je penche vers une alimentation végétale et il est très difficile pour l’instant de trouver des produits vegans non emballés dans du plastique (tofu, margarine, lait de soja, yaourts etc.). Pour les sorties, je fais parfois des concessions mais dans l’ensemble ce n’est pas trop compliqué. Quant à mon entourage il sait désormais que s’il apporte un sac plastique à la maison, il repart avec ! Il a intégré mon fonctionnement et fait en sorte de le respecter. Et je lui en suis reconnaissante.

Quelles conséquences – positives mais peut-être aussi négatives – ce changement de style de vie a-t-il eu sur ta vie ?
Déjà je m’embête beaucoup moins à sortir la poubelle. Pour être plus sérieuse, je ne peux plus faire mes courses sans discuter avec une personne qui remarque et est séduite par mes petits sacs. C’est un très bon moyen de socialisation et sensibilisation à la cause. J’explique souvent qu’il est facile d’en coudre et donne rapidement le mode d’emploi. Je trouve toujours ces échanges très agréables.

De quoi es-tu le plus fière ?
D’avoir réduit mes déchets et d’avoir également réduit le nombre de mes possessions en vivant tout aussi bien et même mieux qu’avant. Ce que je pensais compliqué ou difficile et en fait simple et me facilite la vie.

Qu’est-ce qui te procure le plus de plaisir ?
D’ouvrir mon placard et de ne voir que des bocaux en verre ou de jolis petits tas de vêtements qui me vont parfaitement. Le minimalisme et le zéro déchet, c’est beau !
9. T’arrive-t-il de craquer ? Si oui, pour quoi ? Je ne vois pas les choses sous cet angle. Bien sûr je rapporte encore des déchets plastiques à la maison mais je ne considère pas cela comme « craquer ». Je préfère penser à chaque déchet qui n’est pas dans ma poubelle et que j’ai réussi à éviter.

Est-ce plus facile à Toulouse qu’à Paris de limiter ses déchets ? 
A Toulouse il est facile de composter ses déchets quand on vit au centre ville (plusieurs jardins publics ont mis à disposition des composteurs), nous avons plusieurs magasins bio qui proposent un grand choix de vrac, désormais un magasin de vrac uniquement et plein de marchés, plus quelques commerces qui proposent ponctuellement du vrac, ils existent mais il faut les dénicher. A force d’ouvrir l’œil, on les repère.

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« La bourse ou la vie » récupère des légumes et fruits déclassés et jetés par un magasin bio.

Ou faits-tu tes courses ?
Je fais mes courses dans les magasins bio uniquement ainsi qu’au marché. Je rappelle que je suis végétarienne et qu’à la maison nous mangeons très simplement et nous préparons tout maison ce qui facilite grandement les courses zéro déchet. Encore une fois, simplicité, frugalité, minimalisme et zéro déchet vont ensemble selon moi.

As-tu trouvé des restos en phase avec tes valeurs et tes priorités (locavore, bio, vegan…) ?
Je doute que les restaurants vegans ne produisent aucun déchet, malheureusement… Cependant à Toulouse il existe beaucoup de petits restos qui se fournissent localement. Et pour ce qui est de mes propres déchets, je n’ai presque plus honte de sortir ma boîte pour les éventuels restes, surtout après avoir bu quelques verres de vin ! J’essaie aussi de penser (mais j’oublie parfois) à demander mon jus de fruits sans paille.

Quelle a été la réaction de ton entourage par rapport à ce nouveau mode de vie ?
J’ai beaucoup de chance car ma femme est très compréhensive et a tout de suite compris, suivi et adopté ce nouveau mode de vie. Mes amis le comprennent et s’adaptent sans rechigner. Quant à ma famille, après été plutôt ironique, elle semble s’y faire. Ma mère par exemple emporte désormais un sac en tissu avec elle pour faire ses courses. C’est une petite victoire pour moi. Concernant mes collègues et mon chef je les sensibilise – malgré moi, car ce n’est pas mon but – en sortant tous les jours ma boîte préparée maison, ma serviette en tissu, mes couverts et ma tasse pour le déjeuner. Depuis, mon chef s’est apporté des couverts réutilisables et nous avons organisé un repas de Noel zéro déchet où chacun devait apporter son couvert (assiette, verre, etc.) Bon, il faut avouer que ça ne fonctionne que sur certains, mais c’est déjà ça.

Mon motto dans les moments pas évidents c’est cette phrase de Bernard Werber “L’important n’est pas de convaincre mais de donner à réfléchir”. Quel est le tien ?
C’est tarte à la crème et un peu pompeux mais je vais citer Gandhi : « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde ». Parce que si on ne commence pas par soi-même, alors par où ?
J’aime aussi cette phrase, que j’essaie d’appliquer, de Dominique Loreau : « La qualité d’une vie dépend du degré d’attention que l’on porte à ce que l’on fait, à ce que l’on pense, à ce que l’on choisit. »

Qu’est-ce qui t’as décidé à lancer ton blog ? Raconte-nous un peu son histoire 🙂
L’envie de partager mes découvertes et les étapes de ma « nouvelle vie ». Je crois beaucoup à l’inspiration par l’exemple (non que je me considère comme un exemple !!) c’est ainsi que je fonctionne.

Est-ce qu’il te motive au quotidien ?
A titre personnel j’avais envie de garder une trace des différentes étapes que j’ai pu franchir. Cela me motive pour continuer. Les astuces et les témoignages donnés par des lecteurs sont aussi une ressource précieuse pour moi.

Quels sont tes blogs préférés ?
En fait je ne lis pas beaucoup de blogs zéro déchet. J’ai lu cependant de A à Z celui de Béa Johnson.

Les inspirations de "La bourse ou la vie" 

Ton héros/Ton héroïne zéro déchet  
Bien évidemment et très banalement Béa Johnson mais 
en même temps que répondre d’autre ?
Ton livre de chevet 
N’importe lequel de Dominique Loreau. Mais peut-être plus 
particulièrement l’Art de la simplicité, une très belle 
lecture pour ceux qui sont prêts à se lancer.
Ton repas fétiche 
Le petit déjeuner sans hésiter même si j’aime beaucoup 
le dîner également.
Ta recette favorie 
Le pain, la pizza, sous toutes leurs formes.
Ton rituel 
Ma tasse de tisane dans le lit le matin apportée par ma femme.
J’aime prendre le temps pour me réveiller et faire débuter 
la journée tout doucement. Je suis chanceuse d’avoir une femme
aussi attentionnée.
Ton produit zéro déchet 
Ma mooncup, je l’ai depuis dix ans. Je l’ai adoptée par confort
et je suis ravie qu’elle serve désormais ma cause zéro déchet !

Pour découvrir : "La bourse ou la vie"

©Photos : « La bourse ou la vie »

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